Bien que les fleurs en général, et la rose en particulier,se prêtent mal à des utilisations permanentes,
il existe différentes techniques de naturalisation qui permettent de la rendre plus ou moins "immortelle".
Suivant l'utilisation prévue, il faudra utiliser une ou plusieurs de ces techniques :
- Le séchage: c'est une étape essentielle, le plus grand ennemi de la fleur séchée est l'humidité. Cette opération
doit être réalisée à une température précise, régulée, pendant une période prolongée qui permettra d'éliminer toute
trace d'eau sans toutefois cuire la rose ou altérer sa couleur; la rose séchée est fragile et délicate à manipuler.
- La fixation de la couleur naturelle, ou son amélioration: faute d'une fixation efficace, la couleur va se dégrader
dans le temps, sous l'effet de la lumière, de l'humidité ambiante (voir plus haut), de la poussière...les roses
ne supportent pas l'application de peinture ou autres enduits d'application de surface; il est donc nécessaire d'utiliser
des techniques développées par les horticulteurs;
- La naturalisation, par vernissage, inclusion ou vitrification: la fleur séchée ne supporte qu'un nombre réduit de
produits de vitrification; à quoi il faut ajouter des applications de protections anti-UVs, nécessaires au maintien
de la teinte dans le temps.Il faudra faire un compromis entre la solidité de la fleur naturalisée, et sa délicatesse.
Les applications sont nombreuses et variées: utilisation de la rose naturalisée sur une monture de bijouterie,
bouquets de fleurs séchées, décorations murales, tableaux en relief, etc.
Les pétales de roses peuvent parfumer du sucre, un thé, être la base de liqueurs, de confitures, l’eau de rose peut servir à parfumer des gâteaux, des bonbons. Les cuisines du pourtour de la Méditerranée et de l’Orient, arabe, perse, turque mais aussi indienne, utilisent beaucoup la rose.
L’eau de rose parfume gâteaux et friandises, des spécialités comme les loukoums à la rose sont très renommées.
Les pétales servent de base à de nombreuses préparations :
En France, la capitale de la confiserie à la rose est Provins, dont les principales spécialités sont la confiture de
pétales de rose, le miel à la rose de Provins, les bonbons à la rose. En Iran, la récolte des pétales de rose a lieu tous les ans à la même époque à Qamsar, à proximité
de Kashan.
C’est aussi un prénom très répandu en Europe et en Amérique latine (Rosa et Rosita), tout comme ses dérivés, Rosalie, Roseline, Roselise, Rosemonde, Rose-Marie et Marie-Rose, et popularisé notamment par les saintes Rose de Viterbe et Rose de Lima (patronne de l’Amérique latine).
De plus, le mot rose a été fréquemment employé de façon métaphorique, le plus souvent à cause de la forme de la fleur.
C’est notamment le cas en botanique, où de nombreuses plantes portent le nom vernaculaire de « roses » pas toujours mérité :
la rose trémière, ou rose papale, Alcea rosea, est une plante de la famille des
Malvaceae ;
la rose de Noël est le nom imagé de l’hellébore noir (Helleborus niger L.) de la famille des Ranunculaceae ;
la rose des Alpes, autre nom du Rhododendron ferrugineux (Rhododendron ferrugineum L.), famille des Ericaceae ;
la rose de serpent, Helleborus foetidus, également de la famille des Ranunculaceae ;
la rose d'Inde est un tagète (Tagetes erecta L.), appartenant à la famille des Asteraceae (Composées) ;
la rose de Jéricho s'appelle Selaginella lepidophylla, famille des Brassicaceae (Crucifères) ;
la rose de Chine, Hibiscus rosa-sinensis, famille des Malvaceae ;
la rose des eaux, Nymphaea alba L., famille des Nymphaeaceae ;
la rose du ciel, Silene coelirosa, famille des Caryophyllaceae ;
la rose de Notre-Dame, Paeonia officinalis L., famille des Ranunculaceae ;
la rose de porcelaine, Etlingera elatior, famille des Zingiberaceae ;
le bois de rose n’a rien à voir non plus avec la rose, et s’applique à deux espèces distinctes : d’une part Dalbergia variabilis, apparenté aux palissandres et utilisé en ébénisterie ; de l’autre Aniba rosaeodora, Lauraceae utilisée surtout en parfumerie.
Parmi les autres emplois métaphoriques de la rose, les plus connus sont :
la rose des vents, terme apparu au XVIIe siècle et désignant une étoile à trente-deux divisions correspondant aux trente-deux aires du vent sur la boussole ;
la rose des sables, agglomération de gypse de couleur jaune ou rose trouvée dans certains déserts (on l’appelle aussi rose du désert).